La priĂšre est une possibilitĂ© offerte Ă lâhomme par Dieu dâentrer en contact avec lui. Lors de la priĂšre, le croyant fait lâexpĂ©rience suivante : Dieu est prĂ©sent, il Ă©coute, il rĂ©pond. Aussi lâhomme croyant se prosterne-t-il humblement devant la majestĂ© et lâamour de Dieu. Le Saint-Esprit lui donne les impulsions nĂ©cessaires lui permettant de prier Ă bon escient.
La priĂšre est parfois appelĂ©e la « respiration de lâĂąme ». Cette image met en Ă©vidence la nĂ©cessitĂ© de la priĂšre pour lâentretien de la foi.
Une foi qui ne sâaccompagne pas de priĂšres nâest pas vivante. Une priĂšre prononcĂ©e sans foi nâest pas une vraie priĂšre.
LâAncien Testament livre beaucoup de tĂ©moignages sur lâadoration de Dieu. Citons, pour lâexemple, le cantique de MoĂŻse : « Car je proclamerai le nom de lâEternel. Rendez gloire Ă notre Dieu ! Il est le rocher ; ses oeuvres sont parfaites, car toutes ses voies sont justes ; câest un Dieu fidĂšle et sans iniquitĂ©, il est juste et droit » (DeutĂ©ronome 32 : 3-4).
Lâobjectif essentiel des Psaumes est de remercier Dieu par des priĂšres, de le louer et de le cĂ©lĂ©brer. Dans lâAncien Testament, on trouve aussi beaucoup de priĂšres pour implorer lâaide et lâassistance de Dieu.
Dans son Sermon sur la montagne, JĂ©sus a donnĂ© des indications importantes au sujet de la priĂšre (cf. Matthieu 6 : 5-8) : il ne faut pas prier de maniĂšre ostentatoire ni multiplier les vaines paroles. On peut sâadresser Ă Dieu en disant : « PĂšre ». La priĂšre doit venir du coeur.
Dans la perspective de son retour, JĂ©sus a lancĂ© lâexhortation suivante : « Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force dâĂ©chapper Ă toutes ces choses qui arriveront, et de paraĂźtre debout devant le Fils de lâhomme » (Luc 21 : 36).
Les Ăvangiles rapportent que JĂ©sus sâest souvent retirĂ© Ă lâĂ©cart pour prier. LâĂvangile selon Luc nous apprend que JĂ©sus priait plus spĂ©cialement avant certains Ă©vĂ©nements dĂ©terminants :
Ce qui est remarquable, câest que JĂ©sus remerciait Dieu avant mĂȘme que sa priĂšre nâait Ă©tĂ© exaucĂ©e (cf. Jean 11 : 41-42).
En Jean 17, se trouve la « priĂšre sacerdotale », cette grande priĂšre que JĂ©sus a prononcĂ©e avant son calvaire. Il y a priĂ© en faveur de ses apĂŽtres et de lâĂglise future, câest-Ă -dire aussi en notre faveur : « Ce nâest pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un » (Jean 17 : 20-21).
Les premiers chrĂ©tiens priaient en commun : « Tous dâun commun accord persĂ©vĂ©raient dans la priĂšre, avec les femmes, et Marie, mĂšre de JĂ©sus, et avec les frĂšres de JĂ©sus » (Actes 1 : 14).
Il est question de priĂšres intenses dans le contexte dâĂ©vĂ©nements majeurs comme, par exemple, avant le choix de Matthias pour apĂŽtre ou lors de lâinstitution des sept premiers diacres.
LâĂglise priait aussi pour les apĂŽtres, lorsque ceux-ci Ă©taient exposĂ©s Ă des dangers (cf. Actes 12 : 1-12).
« Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la priÚre et au ministÚre de la parole »
Actes 6 : 4
Il nây a pas de forme imposĂ©e pour la priĂšre. Cependant, pour favoriser sa ferveur, on peut fermer les yeux, joindre les mains ou encore sâagenouiller. Ce faisant, le priant se retire de lâagitation de la vie quotidienne pour marquer un arrĂȘt et se prosterner humblement devant Dieu.
Les chrétiens néo-apostoliques commencent et finissent la journée par la priÚre. Ils prient également avant les repas ; au courant de la journée, ils se tournent réguliÚrement vers Dieu pour sentir sa présence et rechercher son aide.
Au sein des familles, les parents prient avec leurs enfants pour les initier Ă avoir leur propre vie de priĂšre.
La priĂšre se compose de lâadoration, de lâaction de grĂąces, des demandes et des intercessions.
La conscience de la majestĂ© de Dieu nous incite Ă lâadorer : « Venez, prosternons-nous et humilions-nous, flĂ©chissons le genou devant lâEternel, notre crĂ©ateur ! » (Psaume 95 : 6).
Nos actions de grĂąces incluent tout ce qui procĂšde de la bontĂ© de Dieu : sa parole, sa grĂące, les sacrements ainsi que les dons matĂ©riels tels la nourriture, le vĂȘtement et le toit.
Nous soumettons toutes nos prĂ©occupations Ă Dieu, celles qui concernent la prĂ©servation de la foi, la protection de ses anges ou encore son aide au quotidien. La demande la plus importante porte sur le proche retour de Christ et notre souhait dâĂȘtre acceptĂ©s par grĂące.
Lâintercession est lâexpression de notre amour du prochain. Elle ne se limite pas Ă notre famille ou Ă notre communautĂ©, mais inclut tous ceux qui ont besoin du secours et du salut de Dieu, ici-bas et dans lâau-delĂ .
La priĂšre affermit la foi et la confiance en Dieu, et procure la certitude de trouver refuge en Dieu. AprĂšs avoir priĂ©, le priant est sĂ»r que toutes ses prĂ©occupations sont connues de Dieu qui en dĂ©termine lâissue : « Recommande ton sort Ă lâEternel, mets en lui ta confiance, et il agira » (Psaume 37 : 5).
Par « esprit de sacrifice », on entend gĂ©nĂ©ralement la disposition intĂ©rieure de lâhomme Ă mettre ses forces et ses dons au service dâautrui, en renonçant totalement ou partiellement Ă ses propres intĂ©rĂȘts.
Dans lâusage courant, on appelle « sacrifices » les offrandes faites Ă Dieu ; ce terme peut aussi dĂ©signer des actes accomplis par des personnes qui se dĂ©vouent au service dâautrui. Donner de lâargent Ă des fins religieuses, câest aussi consentir un sacrifice dans le langage religieux.
Par la notion de « sacrifices », nous entendons la mise au service de Dieu et de son OEuvre de talents et de capacités, de temps et de forces.
Câest aussi consentir un sacrifice que de renoncer Ă quelque chose en faveur de lâOEuvre de Dieu.
Le croyant a aussi Ă coeur dâexprimer sa reconnaissance envers Dieu et son amour pour lui sous forme de dons concrets (offrandes), câest-Ă -dire dâargent ou de produits de la terre. Selon le passage en Malachie 3 : 10, il conviendrait dâapporter dans la maison du Seigneur la dĂźme de tous ses revenus. Cette « dĂźme » peut servir de rĂ©fĂ©rence en matiĂšre dâordre de grandeur des offrandes consenties par les fidĂšles.
Est finalement sacrifice tout ce que le croyant fait ou ce Ă quoi il renonce par amour pour Dieu.
« Apportez Ă la maison du trĂ©sor toutes les dĂźmes, Afin quâil y ait de la nourriture dans ma maison ; Mettez-moi de la sorte Ă lâĂ©preuve, Dit lâEternel des armĂ©es, Et vous verrez si je nâouvre pas pour vous les Ă©cluses des cieux, Si je ne rĂ©pands pas sur vous la bĂ©nĂ©diction en abondance »
Malachie 3 : 10
Sous lâAncienne Alliance, les sacrifices revĂȘtaient une importance capitale. Ils servaient Ă exprimer la reconnaissance, Ă Ă©viter un chĂątiment divin ou encore Ă provoquer la rĂ©conciliation.
Les sacrifices étaient consentis sous diverses formes. La loi mosaïque précisait le culte sacrificiel dans ses moindres détails (cf. Lévitique 1-7).
Le culte sacrificiel vĂ©tĂ©rotestamentaire censĂ© rĂ©concilier lâhomme avec Dieu est devenu caduc Ă la suite du sacrifice de Christ (cf. HĂ©breux 8-10). Au sens nĂ©otestamentaire, consentir un sacrifice, câest conformer sa vie aux exigences de lâĂvangile. Aussi lâapĂŽtre Paul a-t-il exhortĂ© les chrĂ©tiens Ă offrir leur « corps comme un sacrifice vivant, saint, agrĂ©able Ă Dieu » (Romains 12 : 1).
« Or, lĂ oĂč il y a pardon des pĂ©chĂ©s, il nây a plus dâoffrande pour le pĂ©chĂ© »
Hébreux 10 : 18
JĂ©sus-Christ est le modĂšle en matiĂšre dâesprit de sacrifice. Par amour pour les hommes, il sâest livrĂ© lui-mĂȘme en offrande et en sacrifice.
Quand bien mĂȘme aucun autre sacrifice ne saurait ĂȘtre comparĂ© Ă celui du Seigneur, son esprit de sacrifice nâen est pas moins un modĂšle Ă imiter.
« Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimĂ©s ; et marchez dans lâamour, Ă lâexemple de Christ, qui nous a aimĂ©s, et qui sâest livrĂ© lui-mĂȘme Ă Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice⊠»
ĂphĂ©siens 5 : 1-2
Au sens chrĂ©tien, le sacrifice nâest pas un devoir accompli sous la contrainte ni non plus dans lâattente dâune contrepartie. Lâesprit de sacrifice procĂšde bien plutĂŽt de la foi, de la reconnaissance et de lâamour envers Dieu.
Lâesprit de sacrifice a des rĂ©percussions directes sur la vie de la communautĂ© : beaucoup de fidĂšles mettent bĂ©nĂ©volement au service de la communautĂ© une grande partie de leur temps de loisirs, de leurs forces et de leurs talents. Beaucoup apportent leur concours aux activitĂ©s musicales et pĂ©dagogiques au sein de lâĂglise. Ă peu dâexceptions prĂšs, les ministres sont aussi des bĂ©nĂ©voles.
Soumettre sa volontĂ© Ă celle de Dieu et se laisser guider par elle, câest offrir des « victimes spirituelles » (NdT : cf. I Pierre 2 : 5).
Fondamentalement, lâhomme nâest en mesure de consentir des sacrifices que parce que Dieu lâa prĂ©alablement bĂ©ni. Aussi ses sacrifices sont-ils lâexpression de sa reconnaissance.
En matiĂšre de sacrifices, câest la disposition de coeur qui importe. Si le sacrifice est consenti par reconnaissance et amour, il est bĂ©ni. Cette bĂ©nĂ©diction peut se vĂ©rifier dans les choses terrestres, notamment en termes de prospĂ©ritĂ©. La bĂ©nĂ©diction est cependant dâabord de nature spirituelle et inclut la dispensation du salut en vertu du mĂ©rite acquis par Christ (cf. ĂphĂ©siens 1 : 3-7).
« Sachez-le, celui qui sĂšme peu moissonnera peu, et celui qui sĂšme abondamment moissonnera abondamment. Que chacun donne comme il lâa rĂ©solu en son coeur, sans tristesse ni contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu peut vous combler de toutes ses grĂąces, afin que, possĂ©dant toujours en toutes choses de quoi satisfaire Ă tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre »
II Corinthiens 9 : 6-8
Le mariage est la communautĂ© de vie dâun homme et dâune femme, voulue et bĂ©nie par Dieu ; il constitue le fondement de la famille et repose sur une promesse publique de fidĂ©litĂ©, librement consentie par les deux Ă©poux. Lâamour et la fidĂ©litĂ© rĂ©ciproques sont indispensables Ă la rĂ©ussite du mariage.
La polygamie est incompatible avec la doctrine et la tradition chrétiennes.
« Dieu crĂ©a lâhomme Ă son image, il le crĂ©a Ă lâimage de Dieu, il crĂ©a lâhomme et la femme. Dieu les bĂ©nit, et Dieu leur dit : Soyez fĂ©conds, multipliez, remplissez la terre, et assujettissez-la » (GenĂšse 1 : 27-28). Lâhomme et la femme ont tous deux Ă©tĂ© créés Ă lâimage de Dieu. Quoique diffĂ©rents lâun de lâautre, ils ont la mĂȘme valeur aux yeux de Dieu qui les bĂ©nit.
Lâhomme est un ĂȘtre social ; en la personne de leur conjoint, lâhomme et la femme ont un alter ego dont ils sont censĂ©s ĂȘtre lâaide : « LâĂternel Dieu dit : Il nâest pas bon que lâhomme soit seul ; je lui ferai une aide semblable Ă lui » (GenĂšse 2 : 18).
En contractant mariage, lâhomme et la femme sont rĂ©unis en une entitĂ© pour toute la durĂ©e de leur vie : « Câest pourquoi lâhomme quittera son pĂšre et sa mĂšre, et sâattachera Ă sa femme, et ils deviendront une seule chair » (GenĂšse 2 : 24).
La bĂ©nĂ©diction nuptiale peut avoir des rĂ©percussions multiples : elle conforte les Ă©poux dans leur rĂ©solution dâamour et de fidĂ©litĂ© durables, elle favorise leur disposition Ă se servir, sâaider et se comprendre mutuellement, elle les aide Ă se pardonner rĂ©ciproquement leurs fautes et Ă se rĂ©concilier. En revanche, cette bĂ©nĂ©diction ne peut dĂ©ployer ses effets quâĂ la condition que les Ă©poux se comportent en consĂ©quence.
Il est bon et utile, pour les deux Ă©poux, de partager une mĂȘme position sur les questions relatives Ă la foi. Toutefois, le fait quâils soient tous deux chrĂ©tiens nâest pas en soi la garantie dâune vie conjugale harmonieuse.
DĂšs avant leur mariage, et surtout sâils ne sont pas issus de la mĂȘme culture, de la mĂȘme religion ou de la mĂȘme confession de foi, les futurs Ă©poux devraient sâefforcer de clarifier toutes les questions relatives Ă leur vie commune.
Si lâamour et lâharmonie sont les prĂ©occupations premiĂšres des deux Ă©poux, la sexualitĂ© peut ĂȘtre vĂ©cue comme un ciment important de leur union et contribuer au bien-ĂȘtre de chacun dâeux. Au sein du couple mariĂ©, la sexualitĂ© doit ĂȘtre empreinte de respect et dâempathie.
La contraception est lâaffaire des Ă©poux. LâĂglise rejette cependant les mĂ©thodes et moyens contraceptifs dont lâeffet majeur consiste Ă tuer les ovules fĂ©condĂ©s. Par principe, lâĂglise approuve la fĂ©condation artificielle ; elle rejette cependant toute mesure pouvant dĂ©truire la vie sur le critĂšre dâune sĂ©lection humaine.
Les Dix commandements donnent des repĂšres pour lâaccomplissement de devoirs dans lâunivers professionnel et dans la sociĂ©tĂ©.
Il est du devoir de tout chrétien de contribuer au bien de la société dont chacun est coresponsable.
« Rendez Ă tous ce qui leur est dĂ», lâimpĂŽt Ă qui vous devez lâimpĂŽt, le tribut Ă qui vous devez le tribut⊠»
Romains 13 : 7
Dans le cadre de ses possibilitĂ©s et de sa mission, lâĂglise nĂ©o-apostolique aide Ă promouvoir lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Elle dĂ©fend la paix dans le monde, appelle Ă la rĂ©conciliation et exhorte au pardon. Elle rejette toute forme de violence.
Oui, les chrĂ©tiens nĂ©o-apostoliques sont des acteurs de la vie publique. LâĂglise nâexerce aucune influence sur les conceptions et activitĂ©s politiques de ses membres.
LâĂglise nĂ©o-apostolique appelle ses membres Ă faire preuve de respect et de tolĂ©rance envers tous les hommes, indĂ©pendamment de leur origine sociale, de leur Ăąge, de leur langue ou de toute autre diffĂ©rence.
LâĂglise nĂ©o-apostolique attache de lâimportance Ă lâentretien de relations ouvertes et constructives avec les gouvernements et les autoritĂ©s. Elle est politiquement neutre. Elle se conforme,
dans son action, aux lois des pays oĂč elle est prĂ©sente, en tenant compte de ce qui est Ă©crit en Romains 13 : 1 : « Que toute personne soit soumise aux autoritĂ©s supĂ©rieures ; car il nây a point dâautoritĂ© qui ne vienne de Dieu, et les autoritĂ©s qui existent ont Ă©tĂ© instituĂ©es de Dieu. » Cela suppose Ă©videmment que lâautoritĂ© de lâĂtat puisse se mesurer Ă lâaune des commandements divins.
LâĂglise remplit les devoirs imposĂ©s par les lois et les prescriptions des diffĂ©rents pays et sâattend, en contrepartie, Ă ĂȘtre respectĂ©e et reconnue dans sa position.
LâĂglise nĂ©o-apostolique et ses membres respectent les pratiques religieuses dâautrui et sâabstiennent de toute dĂ©claration mĂ©prisante au sujet dâautres croyants, religions et confessions religieuses. Ils sâefforcent dâĂ©tablir avec eux de bons rapports, paisibles, sur la base du respect mutuel. LâĂglise rejette toute forme de fanatisme religieux. Dans son dialogue avec les autres Ăglises chrĂ©tiennes, lâĂglise nĂ©o-apostolique met lâaccent, en dĂ©pit des divergences doctrinales, sur les points communs de la foi chrĂ©tienne.
LâĂglise nĂ©o-apostolique est tenue de respecter lâĂvangile. Elle considĂšre que son devoir rĂ©side notamment dans la « mise en pratique de lâamour du prochain » envers quiconque. Son engagement social est portĂ© par de nombreux membres bĂ©nĂ©voles dans les communautĂ©s ainsi que par la fourniture dâune aide matĂ©rielle.
Autant que possible, lâĂglise planifie, favorise et soutient des projets caritatifs contribuant au bien public, des institutions ainsi que des actions dâaide dans le monde entier, et elle travaille aussi en collaboration avec dâautres organisations dâaide.