La notion de « saint-scellé » renvoie à l´utilisation d´un sceau. Le sceau sert à authentifier des documents importants et à leur conférer de l´autorité ; le sceau peut aussi servir à sceller des écrits qui doivent rester secrets. Le sceau marque la propriété ; l´autorité qui l´appose en garantit la sécurité et l´intégrité.
Tous ces sens se retrouvent dans la dénomination du sacrement du baptême de l´Esprit. De surcroît, les épîtres néotestamentaires entendent, par « être scellé », le fait d´avoir reçu le don du Saint-Esprit :
« Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c´est Dieu, lequel nous a aussi marqués d´un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l´Esprit » (2 Co 1 : 21-22).
« En lui vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l´Evangile de votre salut, en lui vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis » (Ep 1 : 13).
« N´attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » (Ep 4 : 30).
L´Apocalypse comporte, elle aussi, des indications au sujet de l´apposition d´un sceau marquant la propriété ou tenant lieu de signe eschatologique du salut (Ap 7 : 3 ; 22 : 4).