Après de nombreuses manœuvres, le train repart enfin. Le fait que le service divin ne débute qu’à 20 h 15 me permet d’arriver juste à temps à notre église. Lors de ce service divin, la communauté de Bellinzone reçoit un don divin particulier par l’ordination d’un jeune prêtre.
Ce soir-là, il y a comme un « ver dans le fruit ». En effet, le train reliant Milan à Zurich qui doit me ramener à la maison accuse lui aussi près d’une heure de retard.
Puis, une fois de plus, il faut procéder à un changement de programme. Mon voyage à Sighisoara, en Roumanie, doit être annulé en raison de la pandémie, plusieurs régions de Roumanie étant en confinement.
Néanmoins, c’est avec confiance que, le samedi matin, je monte dans le train pour Milan et, de là, dans le train à grande vitesse « Frecciarossa » en direction de Turin. Cette fois, tout se passe bien. La petite mais forte communauté de la capitale du Piémont, dans le nord de l’Italie, m’accueille en ce premier dimanche de l’Avent. Bien que l’organiste et son épouse habitent à 120 kilomètres de l’église, ils sont toujours présents. Il y a quelque temps, cet organiste m’avait envoyé un courriel me demandant si je pourrais visiter la communauté. En effet, durant les 20 dernières années, aucun un apôtre de district ne l’a visitée. Je n’ai à ce moment-là fait aucune promesse, mais simplement dit qu’une occasion se présenterait certainement pour répondre à ce vœu. Et voilà que cela se concrétise enfin. Ensemble, nous nous fortifions et enrichissons notre foi grâce à l’action du Saint-Esprit.
Rempli de gratitude d’avoir pu vivre une telle communion, je quitte la ville de Turin ensoleillée pour retrouver les rives fraîchement enneigées du lac de Zurich.