Texte biblique : Jésus ressuscite le fils de la veuve de Naïn (Luc 7 : 1-16)
« Il [Jésus] s’approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! Et le mort s’assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. » (Luc 7 : 14 et 15)
La période difficile que nous traversons avec notamment la pandémie, des deuils récents, la situation mondiale avec des événements brutaux, n’épargne pas l’Église. Mais Dieu est présent, il est le Créateur et cela nous remplit de confiance. Un service divin a lieu, et nous y assistons dans la communion fraternelle, même par retransmission.
Nous ne sommes pas indifférents aux souffrances d’autrui, à la situation d’âmes qui se sont retrouvées brutalement dans l’au-delà, sans préparation, à nos défunts, mais aussi aux défunts que nous ne connaissons pas. Beaucoup d’âmes n’ont pas eu l’occasion de se tourner vers Dieu.
La parole de ce jour nous montre un Jésus sensible, « ému de compassion » pour cette veuve qui venait de perdre son fils unique. Il s’est approché de ce convoi funèbre, s’est arrêté. Puis il a ressuscité le mort pour le rendre à sa mère. Cette mère est souvent comparée à la communauté. L’apôtre Paul parle de cette compassion faite de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, de pardon (Colossiens 3 : 12 -13).
Notre sensibilité nous incite à nous approcher des âmes dans la peine, à éprouver de la compassion et à les accompagner. Notre accompagnement se fait sur un bout de chemin, puis les âmes doivent prendre elles-mêmes leur décision. Nous apportons la consolation, exactement comme Jésus avec les disciples d’Emmaüs.
En rendant son fils à la veuve de Naïn, Jésus lui a donné des perspectives qui allaient au-delà de la vie de son fils. Elle retrouvait ses ressources et un statut social. Aujourd’hui, Jésus donne aussi des perspectives nouvelles aux âmes de l’au-delà, au travers de l’apostolat sur terre. Ces âmes pourront se rapprocher de Dieu. Accompagnons-les, et réjouissons-nous comme cette mère. Avançons avec le réconfort que Jésus nous apporte.