Semaine 06 / 2024

06.02.2024

Les quatre premiers services divins de février 2024 que j'ai pu tenir en tant qu'instrument dans la main de Dieu appartiennent déjà au passé.

Mon « jour d'administration » tombe généralement un mardi, ce qui a fait ses preuves au cours des dernières années. Ce jour-là ont lieu des discussions planifiées et spontanées au sein de l'administration. C'est aussi une belle occasion d'entretenir le contact avec les collaborateurs et de découvrir leur travail. Mais ce mardi-là sort quelque peu de la normalité, comme en témoigne la photo. C'est le jour de mon anniversaire ! En 1977, le chanteur autrichien Udo Jürgens a chanté pour la première fois le tube « Mit 66 Jahren ». Ce mardi, cette chanson a retenti au numéro 243 de la Überlandstrasse.

Comment se rendre de l'autre côté du lac ? J'ai prévu de célébrer le service divin du jeudi soir dans la communauté de Wädenswil, pratiquement en face de mon domicile, de l'autre côté du lac de Zurich. Le moyen le plus rapide est de prendre le ferry de Meilen à Horgen, et c'est ce que je fais. Une communauté chaleureuse et accueillante m'attend. Le chœur, accompagné par le piano, assure une belle transition vers la prédication. Quelle joie lorsque l'apostolat, mandaté par Dieu, peut faire un cadeau à la communauté - cette fois-ci le cadeau est l'ordination d'une sœur dans le ministère de diacre. Je suis chaque fois ému de constater, lors de la prise de congé, la grande joie et la reconnaissance des frères et sœurs qui ont déjà accueilli ce don dans leur cœur.

C'est dans une joyeuse attente que nous nous retrouvons vendredi matin à l'aéroport de Zurich pour entreprendre le voyage en Moldavie. L'apôtre de district adjoint Thomas Deubel m'accompagne pour la première fois auprès des fidèles de ce pays. D'autres frères et sœurs, qui ont payé de leur poche leur vol et leur séjour, voyagent avec nous. Nous passons par Istanbul, la ville sur le Bosphore, pour nous rendre à Chişinău, où l'apôtre Cone et l'évêque Gavriliuc nous attendent.

En raison du décalage horaire, il faut se lever plus tôt le samedi. Le premier lieu de service divin est Sângerei, dans la partie nord de la République de Moldavie, à deux heures de Chişinău. Notre église est remplie jusqu'à la dernière place. Le désir des frères et soeurs d'accueillir la parole de Dieu dans le cœur est bien perceptible. Dans cette communauté aussi, la joie est grande par recevoir un cadeau: l'ordination de deux diacres. Ils recevront prochainement leur « tenue de service ». En effet, leur situation financière ne leur permet pas de les acheter par leurs propres moyens. Quelques réfugiés se sont joints à nous pour vivre le service divin, qui est aussi traduit en russe. Je ne peux pas décrire la chaleur qui émane des cœurs lors des adieux. Comme c'est souvent le cas actuellement, c'est ma dernière visite à ces frères et sœurs.

Le voyage se poursuit en direction du sud, dans la communauté de Stețcani, une localité située non loin d'Orhei, où nous nous arrêtons pour déjeuner. Les deux tiers de l'assemblée réunie dans le salon du diacre et de sa famille sont des enfants, ce qui a bien sûr eu un impact sur la manière de proclamer la parole. Les photos donnent un aperçu de l'intensité et de l'attention avec lesquelles les enfants absorbent la parole de Dieu. Là aussi, je présente mon successeur aux frères et sœurs, et les invite à lui faire une place dans leur cœur.

La Moldavie est connue pour sa grande hospitalité, dont nous pouvons nous rendre compte après le service divin. Regardez comme la table est richement garnie de mets et de boissons. Nous sommes quelque peu honteux parce que nous savons ce qu'est le quotidien habituel des habitants de ce pays.

Le trajet du dimanche matin est court. En quelques minutes nous atteignons notre église de Chişinău. Un léger souffle printanier flotte dans l'air, alors qu'il y a quelques jours encore, les températures étaient glaciales et avoisinaient les 15 degrés en dessous de zéro. Cela est une bénédiction pour tout le voyage puisque le froid et la neige ne nous gênent pas. Près d'une centaine de frères et sœurs sont rassemblés. Le chœur ne cesse de faire des progrès et chante magnifiquement. L'ambiance de fête touche les cœurs. Lors de la célébration de la sainte cène en faveur des défunts, mes pensées reviennent à près de sept ans en arrière. Sur mandat de l'apôtre de district Fehlbaum, j'ai célébré en 2017, en tant qu'apôtre de district adjoint, le premier service divin en faveur des défunts dans cette communauté, avec tous les actes sacramentels. Entre-temps, lui et l'évêque André Kreis, qui m'accompagnait alors, ont rejoint l'autre monde, ce qui est très émouvant.

Nous changeons nos vêtements et prenons une collation préparée avec beaucoup d'amour, puis c'est déjà l'heure des adieux : « La revedere, multă sănătate și o călătorie sigură » (au revoir, bonne santé et bon voyage). C'est peu après minuit que ce voyage prend fin, mais la liaison des cœurs demeure.