C’est toujours émouvant de voir, dans la nuit naissante, une église éclairée avec une porte ouverte. Le conducteur de communauté m’a dirigé vers une place de parc, alors que d’autres voitures arrivaient au même moment. L’accueil a donc commencé sur le parking de l’église.
Le désir d’une rencontre entre nous et avec notre Père céleste était palpable et fut comblé lors du service divin. Les chants, interprétés par l’orchestre et l’orgue, exprimaient eux aussi, en quelque sorte, ce désir de rencontre. Une semaine plus tôt, les frères et sœurs de la communauté s’étaient consultés en vue de ce service divin. J’ai particulièrement perçu cette préparation spéciale. C’est dans une belle atmosphère que nous nous sommes préparés en vue du service divin en faveur des défunts.
J’ai pu vivre le premier service divin en faveur des défunts de l’année avec la communauté d’Uster. Le voyage fut court pour moi ce dimanche matin via le Pfannenstiel (littéralement, ce mot se traduirait par « manche de casserole » mais c’est en réalité le nom d’une crête située entre le lac de Zurich et le lac de Greifen). La veille au soir, nous, apôtres et évêques du champ d’activité de l’apôtre de district, nous étions reliés par WhatsApp. L’apôtre-patriarche, qui servait à Toulouse, m’a donné ses salutations pour la communauté.
Comme la participation aux services divins en présentiel est toujours limitée à 50 personnes, la plus grande partie de la communauté a dû assister au service divin par IPTV. Ensemble, avec la communauté invisible du monde au-delà, nous avons expérimenté l’action de la grâce divine. L’apôtre Deubel et l’évêque Fässler m’accompagnaient. Les trois sacrements, le saint baptême d’eau, le saint-scellé et la sainte cène, ont été administrés pour les âmes de l’au-delà par l’intermédiaire du conducteur de communauté et de son adjoint. Ce sont à chaque fois des moments indescriptibles qui ne peuvent être exprimés par des mots, et qui sont un avant-goût de ce que nous vivrons dans l’avenir. Avec beaucoup de délicatesse, l’ensemble de cordes et l’orgue nous ont accompagnés durant le service divin. La décoration de l’autel était très impressionnante : une porte sur laquelle était attaché un cœur au milieu duquel se trouvait une clé. Une belle image symbolique qui peut nous inviter à de nombreuses réflexions, notamment à celle-ci : nous nous donnons réciproquement les clés de nos cœurs.
Quel moment grandiose que celui qui nous permettra de passer de la foi à la contemplation ! C’est ce que à quoi nous aspirons.