Semaine 4 / 2020

28.01.2020

Mercredi, je visite la communauté de Heiden (AG) en compagnie de l’évêque Keller. Jeunes et moins jeunes composent l’assistance qui, cette fois également, contribue à créer une atmosphère cordiale.

Le vendredi matin tôt commence mon voyage à destination de la Moldavie. A peine entré dans le train, j’entends une voix familière qui prononce mon nom. Cette voix est celle d’un collaborateur de notre administration qui s’apprête lui aussi à prendre l’avion. Mais nos destinations sont différentes, lui se rend à Barcelone pour régler un problème informatique. A l’aéroport m’attend l’évêque Keller, qui m’accompagne dans ce voyage.

Arrivés à Varsovie dans les temps, nous continuons notre voyage vers Chişinău, la capitale de la Moldavie. Là aussi l’hiver est absent. Le temps est beau et chaud. A cause d’un bouchon en ville, nous sommes quelque peu en retard pour notre rendez-vous avec l’apôtre Vasile Cone et l’ancien de district Anatol Cernov. Nous arrivons enfin à l’hôtel, et déjà commence la première réunion de travail programmée avec notre responsable des constructions pour l’Est. Nous passons en revue toutes les propriétés immobilières de l’Eglise de Roumanie et de Moldavie, examinons les questions d’assainissement et d’investissement et prenons des décisions. Il y a lieu de respecter beaucoup de conditions légales et d’examiner les choses en détail. Après six heures de débats nous sommes fatigués mais contents et reconnaissants.

Le samedi matin, nous partons vers le Nord, vers la ville de Pelinia, où nous attend une communauté petite, mais forte et vivante. La joie des fidèles est palpable. Bien que nous soyons samedi, tous ceux qui ont pu faire le voyage se sont retrouvés. La salle de séjour d’un appartement où a lieu le service divin est bondée. A la joie de tous, trois adultes et deux jeunes reçoivent le don du Saint-Esprit. Une fois de plus, je suis touché par la chaleur des cœurs de ces frères et sœurs dont les conditions de vie sont très modestes. Partout où je vais, je rencontre des modèles au niveau de la foi.

Le soir encore est programmée une séance du comité de notre Eglise de Moldavie au cours de laquelle nous traitons de divers points et prenons des décisions.

Le dimanche matin a lieu le service divin dans notre église de Chişinău. La veille au soir, une jeune sœur assurait la traduction avec compétence. Toutefois, le dimanche matin, son souci de traduire devant une grande communauté est trop grand. C’est donc notre mandataire, connaissant bien le vocabulaire utilisé dans notre foi et chrétien actif, qui assure la traduction, lui aussi avec beaucoup de compétence, même pour les différents actes : le saint-scellé de deux sœurs, la sainte cène en faveur des défunts et l’ordination d’un diacre. Une jeune sœur joue de l’orgue et deux enfants se joignent au chœur. Nous assistons là à un beau développement, ce qui me réjouit. C’est une belle compensation face au souci de pouvoir continuer à soigner les communautés après le départ de frères et sœurs à l’étranger. Un mot encore au sujet du diacre : lors de mon dernier voyage début août 2019, j’ai pu administrer le don du Saint-Esprit à ce frère. Il s’agit de notre responsable d’administration, qui est également professeur d’économie à l’université de Chişinău. C’est avec dévouement, une grande foi et beaucoup de conviction qu’il représente notre Eglise.

Heureux et remplis d’impressions positives, nous retournons en Suisse via Varsovie, avec 25 minutes d’avance sur l’horaire…