Dès mon arrivée, je ressens une grande cordialité. Il y a dans l’église une ambiance de fête. Les enfants souhaitent me voir dès mon arrivée : nous nous rencontrons donc dans la sacristie avant de rencontrer Dieu lors du service divin. Comme d’ordinaire, je sers tout d’abord en français, avant de demander l’aide d’un traducteur pour la deuxième partie. Les frères et sœurs sont bienveillants et indulgents lorsque le français est quelque peu cahoteux ou hésitant. Les enfants nous surprennent et nous réjouissent avec un chant. Une atmosphère douce et cordiale me saisit dès les premiers instants, m’accompagne durant le service divin et reste dans mon cœur lors du voyage de retour. C’est volontiers que je me rends durant la semaine dans des communautés un peu plus petites, afin de voir les frères et sœurs de près et partager nos sentiments.
Le vendredi, c’est le départ pour Valence. Nous retrouvons l’évêque Jeram et son épouse à l’aéroport, puis nous nous envolons vers l’Espagne par un chemin quelque peu détourné (grèves en France oblige) qui nous emmène tout d’abord vers la Corse puis vers les îles Baléares, pour enfin arriver à Valence. L’apôtre Camenzind et l’évêque Olmedo nous y attendent.
Sur le chemin vers Dénia, nous faisons un arrêt à Oliva Nova où, depuis quelque temps, des services divins ont lieu en semaine. Beaucoup de fidèles n’arrivent pas à se rendre à Dénia le soir, ce qui a une incidence sur la fréquentation des services divins en semaine dans cette communauté.
A Oliva Nova, nous décidons de visiter rapidement le lieu de rassemblement aménagé par les frères et sœurs eux-mêmes. A notre grande surprise, les fidèles sont présents et, en nous attendant, chantent et s’entretiennent. Durant ces instants de communion, nous sommes richement sustentés, puis nous poursuivons notre voyage.
Le samedi matin a lieu le service divin à Dénia. Les salutations cordiales sont le prélude à la rencontre que Dieu nous prépare, ce que peuvent vivre les fidèles qui sont présents. Le service divin est retransmis à Las Tricias dans les îles Canaries, et à une communauté de l’archipel.
Pour moi c’est un revoir. En 2017, en tant qu’apôtre de district adjoint, j’ai visité la communauté. Chacun y a sa place et sa fonction, et il s’en dégage un intense sentiment d’appartenance. La communauté vit un beau développement, ce qui nous réjouit. Deux sœurs reçoivent le don du Saint-Esprit. Il n’est pas facile de prendre congé, mais un long chemin nous attend jusqu’à Barcelone.
Le dimanche matin, l’église de Barcelone est occupée jusqu’à la dernière place. Les communautés de la Catalogne : Centelles, Gérone, Igualada et Tarragone sont aussi présentes. Beaucoup d’enfants nous accueillent. C’est un grand jour pour cette partie de l’Espagne.
Malgré le manque de place dans la sacristie, il y règne une ambiance chaleureuse. Ensemble nous chantons le cantique « Nos gozamos de la ora ». Nous percevons la présence de Dieu. Deux jeunes et un adulte reçoivent le don du Saint-Esprit. Emouvante est la célébration de la sainte cène en faveur des défunts ; il y a peu, le conducteur de la communauté de Barcelone nous a quittés à la suite d’une grave maladie. Un nouveau conducteur est mandaté et un jeune prêtre ordonné pour la communauté. L’Œuvre de délivrance de Dieu progresse en Espagne et c’est enthousiasmant. Avec beaucoup d’émotion, nous nous séparons avec la promesse « Hasta la proxima, hasta pronto ! ».
Avant la grande tempête qui est annoncée, nous atterrissons à Zurich respectivement à Milan Malpensa et arrivons à la maison le cœur rempli d’émotions.
Cette semaine nous nous réunissons deux jours dans le cercle des apôtres. Des nouvelles à ce sujet dans les prochaines « Notes de voyage ». A tous je souhaite une abondante « liberté en Christ » !