De nombreuses et belles rencontres personnelles, des cartes et des lettres de vœux pour Noël qui démontrent le lien que nous possédons font partie de ce trésor de souvenirs. Dans chaque message, on retrouve des pensées et des liens cordiaux.
Une fois par an, un service divin est organisé dans l'administration pour les collaborateurs et collaboratrices. La semaine précédant Noël, nous nous réunissons dans ce cercle pour nous placer sous l'action de la parole de Dieu, recevoir le pardon des péchés, célébrer la sainte cène et chanter ensemble. Ce sont des moments touchants où, pour une fois, l'on ne se rencontre pas dans le cadre du travail.
Mardi après-midi, je constate, une fois de plus, que lors de rencontres avec des frères et sœurs dans des situations particulières, ce n'est pas moi qui donne, mais c'est moi qui reçois. Ce sont des moments où les vraies valeurs reviennent vraiment au centre. Les regards rayonnants, associés à une joie contagieuse, rendent très humble. D'un point de vue humain, ces frères et sœurs pourraient se battre contre le destin, mais ils ne le font pas. Ils sont pour moi des modèles lumineux grâce à leur rayonnement.
Même en changeant plusieurs fois de train, on arrive à destination. J'arrive à temps à Zollikofen, aux portes de Berne, pour le dernier service divin de l'Avent de l'année. Je connais et apprécie les frères et sœurs de cette communauté depuis de très nombreuses années. Les retrouvailles sont à la hauteur. Écouter l'orchestre et le chœur, dont je connais personnellement tous les participants, me fait du bien. Le diacre, zélé pour la cause du Seigneur, que j'admets à la retraite est un compagnon de route à l'époque où j'étais prêtre à Berne-Breitenrain. La communauté reçoit un cadeau particulier par l'ordination d'un diacre.
Vendredi matin, je consulte mon agenda : "Appels téléphoniques aux frères et sœurs en situation difficile". Je m'étais réservé le temps nécessaire à cet effet. Pour de nombreux frères et sœurs en la foi, la période de Noël est une phase difficile. La tristesse et le désespoir remplacent la joie et l'esprit de Noël. Sans trop d'efforts, nous pouvons tous apporter un peu de lumière et d'espoir.
La chose semble étrange... c'est dimanche, la veille de Noël, et il n'y a pas de service divin. Les pensées s'attardent néanmoins sur les événements passés et futurs du plan de salut divin. A ce sujet, il y a suffisamment d'occasions d'échanger des pensées et de se recueillir en silence.
Le matin de Noël, l'évêque Fässler vient me chercher chez moi et nous partons ensemble pour Brugg-Windisch. Ce sont des voyages que j'apprécie, car ils offrent la possibilité d'échanger des pensées et de se préparer pour le service divin à venir.
Une semaine auparavant, la communauté a repris possession de son église, nouvellement rénovée, après quelques mois de travaux. La joie qui en découle, associée à la joie de Noël, se lit sur les visages.
Dieu s'est fait homme pour permettre aux humains de revenir à lui ! Le Sauveur, Jésus-Christ, est venu pour créer les conditions nécessaires à cela. C'est l'expression de l'amour parfait de Dieu, dont nous pouvons prendre conscience de manière particulière en ce jour de Noël.
Lors du saint-scellé d'une petite fille, l'assemblée peut vivre l'achèvement de la renaissance pour ce jeune enfant de Dieu. Au milieu de l'orchestre, je découvre un petit frère dans la foi qui joue du violon avec beaucoup de dévouement. C'est pour moi un signe que jeunes et moins jeunes s'engagent. Merci aux responsables qui encouragent et soutiennent de telles choses.
En souvenir de ce service divin de Noël, je peux emporter chez moi un sapin confectionné en bois, qui faisait partie de la décoration de l'église.