De temps en temps, on me rappelle gentiment, au sein de l'administration de l'Eglise, que je fais partie de la communauté d'Uster. Pourquoi donc faire encore patienter ceux qui me rappellent discrètement à l'ordre ? Mercredi soir, je tiens ma promesse. Cela me fait du bien et me procure beaucoup de joie de pouvoir saluer les frères et sœurs que je connais bien et de vivre le service divin avec eux. Comme ma visite a été annoncée à court terme, cette soirée a été préparée en peu de temps, avec beaucoup d'engagement. Merci aux nombreuses personnes qui ont aidé en coulisses, au chœur et à l'orchestre.
Samedi matin, la valise est bouclée. Le voyage commence à la gare d'Uetikon et se poursuit en direction de l'aéroport de Zurich, d'où je m'envole pour Alicante, où il n'a pas plu depuis bientôt cinq mois. Mais aujourd'hui, c'est différent. Nous arrivons à Alicante à travers de sombres nuages d'orage et des averses. Il y a de grandes flaques d'eau partout. Accueillis chaleureusement par l'évangéliste de district Fresco, nous poursuivons notre route vers le sud en direction de Torrevieja. L'apôtre Camenzind et l'évêque Alganza, arrivés plus tôt, nous y accueillent.
Il faut remonter loin dans le temps pour retrouver la dernière visite d'un apôtre de district dans cette communauté. Aujourd'hui, nous sommes attendus et accueillis par une communauté joyeuse et rayonnante. Un chœur ad hoc et un chœur d'enfants nous réjouissent. Après le service divin, il y a de quoi se sustenter ensemble. Les frères et sœurs ont tous apporté quelque chose à manger. Je me réjouis à chaque fois de voir qu'en de tels moments, les discussiont tournent auttour de notre foi, du service divin, sous l'impulion du Saint-Esprit. Ce n'est pas la météo ou un quelconque autre événement de la vie quotidienne qui sont au centre de ces échanges.
Peu après minuit, nous arrivons à Murcia, après une heure de voiture. Fatigués mais heureux, nous nous enfonçons dans les coussins.
Le dimanche nous accueille avec un soleil radieux dans un ciel sans nuages. Sur le plan spirituel aussi, certains nuages de soucis se dissipent grâce au service divin et laissent place au soleil de la grâce. Celui-ci brille ici-bas et dans l'autre monde. Je suis très reconnaissant qu'il y ait, aussi dans ce lieu, des enfants de Dieu qui se préparent à atteindre le but de la foi en tant que communauté-épouse.
Au moment où j'écris ces notes, je suis assis devant mon ordinateur portable, dans ma chambre d'hôtel à Alicante. Avec les outils de travail actuels, le « bureau » devient mobile. L'endroit où l'on se trouve n'a plus d'importance. Ce lundi soir, j'ai un vol de retour pour Zurich et je serai chez moi peu avant minuit.